ROCCIU I, épave XVIème

Le site archéologique du ROCCIU I est localisé à Ile-Rousse entre 8 et 13 mètres de profondeur, dans une passe étroite qui sépare l’îlot rocheux du Rocciu ou Brocciu, de l’extrémité Nord de la presqu’île d’Isula Grande aussi nommée la Pietra. Ce site est situé à la sortie immédiate du port d’Ile-Rousse (Haute-Corse) dans un contexte naturel d’exception.

Stitched Panorama

L’imposant tumulus du site du Rocciu I – Photo C. Gerigk

Le Rocciu I a été déclaré en 1978. Il a fait l’objet d’une expertise du DRASSM en 1979. Il est apparu abriter les vestiges d’une épave qui a fait l’objet d’une intervention réalisée en 1986 par Louis Ambrogi et Hervé Alfonsi. Celle-ci a permis de mettre au jour les vestiges d’une carène en bois et une cargaison de vaisselle d’origine ligure dont la chronologie est située au XVIème siècle. Leur étude réalisée par Franck Allegrini Simonetti a montré une prédominance de pichets « a berettino », d’assiettes faïencées et de marmites.

Le site est caractérisé par la présence d’un imposant tumulus composé de gros blocs de pierres qui repose sur un fond de sable et de roches. Il s’étend sur une trentaine de mètres de longueur, pour une quinzaine de mètres dans sa partie la plus large, par le travers de la passe. Ce tumulus forme une sorte de barrière qui, à l’Est, retient une grosse masse de sable coquiller située à 10 mètres de profondeur et à l’Ouest, descend sous la forme d’’éboulis jusqu’à une profondeur de 13 à 14 mètres. De ce côté le fond est constitué de roches, de sable ou se développent des colonies de posidonies.

Il faut noter ici que dans la continuité de son versant Ouest L’épave du ROCCIU I jouxte un autre site archéologique daté de la période antique, le ROCCIU II, qui se caractérise par la présence de nombreuses tuiles romaines et de fragments d’amphores .

A l’occasion de cette opération, un sondage de quelques mètres carrés réalisé sur la partie Sud-Ouest du tumulus a débouché sur la mise au jour de l’extrémité de quelques pièces de bois identifiées comme des membrures entre lesquelles étaient disséminées de nombreux fragments de céramiques.

Un sondage réalisé par CEAN en 2012 sous la conduite d’Arnaud C. de la Roche a permis de mettre en évidence une portion de charpente dont les procédés de construction sont à rapprocher de la culture technique de l’espace Atlantique. Les résultats de ce sondage sont consignés dans un document consultable en ligne: rocciu_i_sondage_2012_pubv2.